Les meufs attendent 2x plus longtemps aux toilettes que les mecs. Askip, c’est pas toi le problème.
À la base, une règle toute bête : même surface au sol pour les toilettes femmes et hommes. Ça semble logique, non ? Sauf qu’il y a rien de logique là-dedans, frérot.
Le premier problème : la place au sol
Un urinoir prend 2x moins de place qu’une cabine. Donc, à surface identique, les toilettes hommes peuvent caser jusqu’à 30% de postes en plus que les toilettes femmes.
Des génies, ces architectes.
Le deuxième problème : le temps que ça prend
Et c’est pas fini. Les femmes passent 1,5 à 2x plus de temps aux toilettes. Collants, règles, gosses à accompagner. ( Puréééé et la combi relou, on en parle ?! ) On se sait, les guuurls.
Additionne les deux effets, et en pic d’affluence, une femme peut attendre jusqu’à 34 fois plus longtemps qu’un mec pour la même envie pressante.
Une étude de deux chercheurs de l’université de Gand, en Belgique, l’a carrément chronométré, dans une configuration à surface strictement égale entre les deux toilettes.
Bah ouais, j’ai que ça à faire de perdre mon temps aux chiottes.
Un problème pris au sérieux ailleurs. Pas ici.
Aux États-Unis, ça a même un nom officiel : la “potty parity”. Une loi l’impose déjà en Californie depuis 1987 (un sénateur convaincu après avoir vu sa femme et sa fille attendre une demi-heure à l’entracte d’un concert) et à New York depuis 2005.
En Chine, à Guangzhou, un mouvement militant appelé “Occupy Toilets” a mené, à partir de 2011, à revoir les ratios de toilettes en faveur des femmes.
Et la France dans tout ça ? Bah… que tchi, nada, évidemment. Pas sûre que ça ait déjà traversé leurs esprits un jour.
Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres
Les toilettes, c’est qu’un exemple. L’espace public n’a jamais été pensé pour les femmes. Bancs, trottoirs, éclairage, toilettes… même topo partout, calibré par défaut sur un corps d’homme. Une fois de plus, 50% de la population étaient juste pas dans les plans.
Même la clim de ton bureau n’y échappe pas. Une étude publiée en 2015 dans Nature Climate Change a montré que les normes de température des bâtiments datent des années 1960, calibrées sur le métabolisme d’un homme de 40 ans. Résultat : le métabolisme réel des femmes est en moyenne 20 à 30% plus bas que ce standard, donc elles ressentent le froid bien avant que le thermostat ne bouge. Pas une impression. Une formule vieille de 60 ans, jamais mise à jour.
Le point commun entre les toilettes et le thermostat ? Ce ne sont jamais des détails isolés. C’est le même réflexe, répété partout : concevoir pour un corps par défaut, et considérer tout le reste comme une exception à gérer plus tard. Sauf que “tout le reste”, c’est la moitié des gens qui utilisent l’espace.
Envoie ça à la personne qui te dit que “les meufs sont juste plus lentes aux toilettes”. La prochaine fois, réponds juste : un urinoir prend deux fois moins de place qu’une cabine, donc à surface égale, les hommes ont mécaniquement plus de postes disponibles. ( Popcorn prêt 🍿 on attend les réactions )
Dehors, on t’a pas laissé de place. Ici, tu as tout l’espace pour toi. Les Martines, le réseau social entre femmes, c’est exactement ça : un endroit pensé pour toi, pas en option.
Envie de papoter espace public, petites injustices du quotidien, ou juste te faire des amies qui comprennent direct ? Rejoins Les Martines, le réseau social où les meufs se retrouvent entre elles et prennent toute la place.




