Zébartiiii !!!
On est devenues des expertes du red flag. Un mec qui met quatre jours à répondre, une collègue qui te coupe la parole en réunion, un pote qui commence sa phrase par « je suis pas sexiste, mais ». On repère tout, dans le noir, à trois kilomètres, avec un taux d’alcoolémie non nul.
Maintenant réponds vite, sans réfléchir : c’est quoi le signe qu’une amitié va bien ?
Silence gênant. On sait nommer ce qui cloche, on ne sait plus nommer ce qui tient. Alors on a arraché les drapeaux rouges et on a planté des drapeaux violets à la place. Neuf exactement. On les appelle les Martines Flags, et si ta copine en coche la moitié, tu peux arrêter de te demander si c’est dans ta tête.
( accroche-toi, tu vas penser à quelqu’une dès le premier )
Le compliment balancé à une inconnue, premier drapeau planté
Ça commence dans la rue, un mardi, sans témoin utile. Une meuf croise votre route, jupe imprimée et bottes improbables, et ta copine lâche un « Pouah ! L’outfit de malade ! » à une parfaite inconnue, sans rien attendre en retour.
Tu crois que c’est un détail. C’est le test le plus rapide qui existe : celle qui complimente gratuitement les autres femmes ne vit pas la beauté comme un stock limité.
Et ça se vérifie direct sur toi. Tu annonces une bonne nouvelle, elle ne part pas chercher ses clés au fond de son sac. Tu sors une tenue dont tu n’es pas sûre, elle te dit « T’es canon meuf ! » avant même que tu aies demandé.
C’est toute la différence entre une meuf qui te surveille et une amie sincère qui te pousse : ta lumière ne lui coûte rien.
Deux amies en costumes traditionnels, photographiées en Égypte le 9 décembre 2021 dans le cadre du concours photo Wiki Loves Folklore.
Celles qui comptent tes pas jusqu’à ta porte
Deuxième famille de flags, la plus discrète, et pourtant celle qui te protège pour de vrai.
C’est le « Rentre bien, tu m’envoies un message » lancé à 1h du mat sur un trottoir, doublé d’un « Tiens moi au jus ma go ! » en vocal trente secondes plus tard. Pas de la politesse : une vigilance apprise, qu’on se transmet entre meufs sans jamais avoir eu le cours.
C’est aussi celle qui a toujours des protections en rab au fond de son sac, au cas où une fille en aurait besoin. « TKT, j’ai toujours ce qu’il faut. » Pas pour elle. Pour n’importe qui, aux toilettes d’un bar, un samedi à 23h.
Et c’est celle qui décroche à 14h comme à 2h du mat. « Mais oui meuf, je t’écouteahhh », la voix pâteuse, le masque de nuit encore remonté sur le front. Elle ne te fera jamais sentir que tu déranges.
Celles qui écoutent la même histoire pour la 18e fois
Troisième catégorie : les championnes de l’écoute sans facture.
Elle t’écoute raconter la même histoire pour la 18e fois. Le même mec, la même conversation, la même phrase qu’il a dite en mars et que tu décortiques encore en juillet. Et elle relance : « Meuf, Déballe tout ! »
Mieux : elle ne te sort pas le « je te l’avais dit ». Même quand elle te l’avait dit ( et on sait toutes les deux qu’elle te l’avait dit ). Elle le garde pour elle, le murmure juste très fort à l’intérieur ( Je te l’avais quand même dittttttttt ), et enchaîne.
Et quand tu finis par choisir un truc que personne ne comprend, elle ne te demande pas de plaider ta cause : « T’as pas à justifier tes choix. » Point final. « Les autres on s’en fout de toute façon. »
Une vraie amie, c’est pas celle qui te dit ce que tu veux entendre. C’est celle qui reste après que tu l’as pas écoutée.
Comité des Martines Flags, séance plénière
Celle qui te défend dans une pièce où tu n’es pas
Neuvième flag, et celui-là tu ne le verras jamais de tes yeux.
Un dîner, un couloir de bureau, une boucle WhatsApp. Ton prénom tombe, le ton change, quelqu’une démarre une phrase par « ouais enfin, elle… ». Et elle coupe net. « J’suis là pour toi, don’t worry ! », sauf que tu n’es pas là pour l’entendre.
C’est le seul signe d’une bonne amie qui ne se vérifie pas sur le moment. Tu l’apprends des années plus tard, par une troisième personne. Et là tu comprends que la loyauté, c’est ce qui se passe quand tu n’es pas dans la pièce.
Cette solidarité-là peut même naître au pire endroit : on a déjà raconté ici deux femmes trompées par le même homme qui ont choisi de s’écouter plutôt que de s’entre-déchirer.
Ce que ça change vraiment, une amitié féminine saine
Ce n’est pas juste mignon.
En 2000, dans la revue Psychological Review, une équipe de psychologues de l’université de Californie à Los Angeles menée par Shelley E. Taylor signe un article qui a fait date. Leur constat : le fameux « fight or flight », combattre ou fuir, a été modélisé sur des sujets très majoritairement masculins. Chez les femmes, elles décrivent un autre réflexe face au stress, le tend-and-befriend : protéger les siens, et créer et entretenir un réseau social qui aide à traverser le truc.
Traduction 2025 : s’appeler entre meufs quand ça part en dawa, ce n’est pas un défaut de caractère. C’est décrit noir sur blanc depuis vingt-cinq ans dans l’une des revues de psychologie les plus citées au monde.
Donc non, reconnaître une vraie amie n’est pas un caprice de meuf. C’est de l’infrastructure.
Le seul flag qui compte, c’est celui que tu plantes toi
Quand on a sorti ces neuf drapeaux sur Instagram, les commentaires se sont remplis de prénoms. Des meufs qui taguaient une meuf. Pas pour la vanne, pour dire merci. Parce qu’on a toutes eu la chance de tomber au moins une fois sur une baddie qui nous a tendu la main. Le genre de meuf devant qui tu te dis juste : besoin de cette queen dans ma life.
Deux amies de résidence universitaire se retrouvent dans un parc, le 15 avril 2018. La photographe raconte que son amie Dea l’écoute toujours, qu’elle ait une histoire triste ou joyeuse à déballer.
Alors fais le test maintenant, pas dimanche prochain. Relis les neuf flags, trouve celle qui en coche le plus, et envoie-lui cet article avec juste « les protections en rab, c’est toi ». Elle comprendra en trois secondes. Remercie-la pour de vrai : ça ne coûte rien et ça répare des semaines entières.
Et si tu as lu les neuf signes sans voir apparaître un seul visage, le problème n’est pas toi. Les amitiés d’adulte ne tombent plus du ciel comme à la récré, il faut aller les chercher. C’est exactement pour ça qu’existe Les Martines : un endroit pour se faire des amies à l’âge adulte, une vraie safe place où des meufs qui ne se connaissaient pas hier se filent des protections, des adresses et du courage. La sororité, ce n’est pas un concept à imprimer sur un tote bag, ce sont neuf gestes minuscules répétés.
( Cette appli est stylée de zinzin, et c’est pas nous qui le disons )
Envie de rencontrer des meufs qui cochent ces cases, de papoter sans filtre et de te faire de vraies copines ? Rejoins Les Martines, le réseau social 100% entre meufs. Toutes les meufs méritent des Martines Flags 💜




